Il y a des matins où l’on se réveille avec la sensation d’avoir dormi dans un tambour. La bouche pâteuse, la tête trop lourde pour un simple oreiller, et ce petit film de fatigue qui colle aux pensées. On se parle à soi-même comme à quelqu’un d’autre, avec une lucidité agacée. On sait ce qu’on a fait, on sait qu’on aurait pu s’arrêter plus tôt, et pourtant on cherche déjà une porte de sortie. Pas une leçon. Un geste simple. Un remède pour casser la gueule de bois, au sens le plus concret du terme, celui qui permet de remettre le corps d’aplomb et l’esprit sur ses rails.
Dans ces moments-là, ce qui compte n’est pas la théorie. C’est la praticité. Un rituel réaliste, faisable, transmis comme on transmet une astuce qui a déjà sauvé des lendemains.
Remède pour casser la gueule de bois : un remède qui se prépare
Je l’imagine très bien, ce matin-là, dans une cuisine encore silencieuse. Une lumière trop blanche pour des yeux qui n’ont pas demandé autant. Quelqu’un ouvre le robinet, rince soigneusement un gros sosety (chayote, chayotte ou christophine) , le manipule avec l’attention qu’on réserve aux choses qui doivent fonctionner. Pas de précipitation, plutôt une concentration calme, presque rassurante.
Le sosety est propre, mais on ne le pile pas. On le coupe simplement, en deux, parfois en quatre. Le geste est net. Ensuite, on le met à bouillir avec un litre d’eau. C’est tout. On laisse faire la chaleur, puis on laisse refroidir. Et une fois la préparation tempérée, on boit cette eau-là. Pas en cérémonie, mais comme on avale une décision.
Dans une autre version, plus directe, plus « j’ai besoin de quelque chose maintenant », on fait un jus. On lave le sosety, on le mixe, on filtre. Puis on y ajoute du jus de citron. Et on boit.
Le message implicite est clair, même sans discours. Quand le corps réclame une réparation rapide, on ne cherche pas forcément compliqué. On cherche ce qui est déjà là, ce qui se prépare, ce qui se boit.
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Remède pour casser la gueule de bois : la recette
Remède pour casser la gueule de bois : la version « un litre et on laisse agir »
Le principe est de préparer une boisson à partir d’un sosety de grande taille.
- On prend un gros sosety et on le lave très proprement.
- On ne l’écrase pas, on le coupe simplement en deux ou en quatre.
- On fait bouillir le sosety dans 1 litre d’eau.
- On laisse ensuite refroidir.
C’est cette préparation refroidie qui est bue.
Cette version a quelque chose de posé. Elle prend un peu de temps, mais elle a l’avantage d’être claire, mesurée, et facile à reproduire.
Remède pour casser la gueule de bois : la version « mixé, filtré, bu »
Ici, on passe sur un mode plus immédiat.
- On lave le sosety.
- On le mixe.
- On filtre la préparation.
- On ajoute du jus de citron.
Puis on boit.
C’est une logique simple de boisson fraîchement préparée, avec une touche de citron qui vient compléter la recette telle qu’elle est transmise.

Remède pour casser la gueule de bois : la variante aubergine
On applique les mêmes principes de préparation (décoction dans l’eau ou jus mixé et filtré, selon l’approche) en remplaçant le sosety par une aubergine.
La force de cette indication, c’est qu’elle ouvre une alternative sans compliquer la méthode. Même geste, autre base.
Remède pour casser la gueule de bois : comment l’utiliser sans se raconter d’histoires ?
D’abord, l’ordre compte. Laver soigneusement l’ingrédient, puis choisir une méthode. Ensuite, tenir la promesse du « simple » jusqu’au bout. Si c’est une décoction, on bouille dans un litre d’eau, on laisse refroidir, on boit. Si c’est un jus, on lave, on mixe, on filtre, on ajoute le citron, on boit.
Ensuite, il y a l’esprit du remède. Ce n’est pas une punition, ni une performance. C’est un coup de pouce pour reprendre une journée. Un petit protocole, plus proche du bon sens transmis que du discours compliqué.
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Ce que j’aime dans ce genre de remède pour casser la gueule de bois
Au-delà des ingrédients, c’est une façon de prendre soin de soi sans dramatiser. Une réponse courte, transmise avec une énergie presque fraternelle. « Mazotoa », dit-elle en substance. Courage, avance!
Il y a aussi une élégance dans l’économie de moyens. Un gros sosety, un litre d’eau. Ou bien un jus, filtré, avec du citron. Rien de spectaculaire. Juste un chemin clair à suivre quand tout le reste semble flou.
Et puis il y a la place laissée à chacun. Le remède n’arrive pas comme un ordre, mais comme une option. Une proposition de lendemain, pas un verdict sur la veille.
Au fond, chercher un remède pour casser la gueule de bois, c’est souvent chercher autre chose qu’un simple « anti ». C’est chercher un retour au calme, une manière de se remettre d’accord avec son corps, de retrouver une continuité dans la journée.

Gaël Rakotovao, ingénieur d’études et d’exploitation puis diplômé de l’École Supérieure Polytechnique d’Antananarivo et actuellement CTO chez Mada Creative Agency, est également photographe passionné spécialisé dans les paysages, la culture et la cuisine malgache. Il cumule plus de 15 ans d’expérience en marketing digital, SEO, formation (SEO, photographie, crypto‑minage) et exerce aussi comme guide touristique certifié par le ministère du Tourisme autour de Madagascar.