Alerte au Mpox à Madagascar

Le 29 décembre 2025, l’île rouge a découvert une nouvelle menace sanitaire. Le ministère malgache de la santé publique a annoncé officiellement l’apparition de cinq cas confirmés de variole du singe, ou mpox à Madagascar, dans le quartier d’Ambovoalalana, à Mahajanga I (région du Boeny). Les prélèvements ont été analysés par le laboratoire LA2M et l’Institut Pasteur de Madagascar, confirmant sans ambiguïté l’entrée du virus sur le territoire.

 

Mpox à Madagascar : une mobilisation nationale et régionale

Face à cette découverte, les autorités n’ont pas tardé à réagir. À l’échelle nationale, le ministère a réactivé son Plan national de contingence destiné à la gestion des épidémies et a élaboré un plan de riposte spécifique. Une équipe de coordination a été créée pour superviser l’ensemble des actions et veiller à leur cohérence.

Dans la région de Mahajanga, l’urgence est palpable. Un Centre opérationnel d’urgence en santé publique (COUSP) a été instauré pour piloter les mesures de terrain. Les autorités ont lancé une recherche active de cas, ont procédé à l’isolement des patients dans des structures dédiées et assurent leur prise en charge médicale. Les contrôles aux points d’entrée (aéroports, ports, gares) et au sein des communautés sont renforcés. Afin d’éviter la propagation, une descente sur le terrain à Ambovoalalana et une surveillance rapprochée seront organisées. Les équipes techniques se réunissent désormais chaque jour à 15 heures pour ajuster les mesures et rendent compte quotidiennement de la situation.

La communication officielle insiste sur la nécessité de suivre les consignes sanitaires et de ne pas relayer de rumeurs ou de fausses informations. « Ny fiarovana ny fahasalamam‑bahoaka no laharam‑pahamehana » : la protection de la santé publique est la priorité absolue. Cette phrase, placardée sur les communiqués, rappelle que la lutte contre la Variole du singe ou mpox à Madagascar est l’affaire de tous.

 

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Reconnaître les symptômes du variole du singe ou Mpox à Madagascar en trois phases

1. Les premiers signes (phase d’incubation)

La maladie se développe habituellement cinq à vingt et un jours après l’exposition. Les premiers symptômes sont proches de ceux de nombreuses infections virales : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires et dorsales, fatigue et surtout un gonflement des ganglions (cervicaux, axillaires) qui distingue la variole du singe d’autres maladies similaires.

2. L’éruption cutanée

Quelques jours plus tard, une éruption cutanée apparaît : de simples taches rouges évoluent en vésicules remplies de liquide, puis en pustules et enfin en croûtes. Ces lésions peuvent survenir sur le visage, les mains et les pieds, mais aussi sur le thorax, le dos et les régions génitale et anale. Certains patients ne présentent que quelques boutons et peuvent ne pas avoir de fièvre, ce qui rend la détection précoce difficile.

3. La convalescence

Au bout de deux à quatre semaines, les croûtes se dessèchent et finissent par tomber. L’énergie revient progressivement. Cependant, jusqu’à la disparition complète des lésions, la maladie reste contagieuse et nécessite l’isolement. En cas de boutons inhabituels, de fièvre accompagnée d’éruptions ou de contact étroit avec un malade, il est vivement recommandé de consulter un médecin.

Infographie : Reconnaître les symptômes du Mpox à Madagascar en trois phases
Infographie : Reconnaître les symptômes du Mpox à Madagascar en trois phases

 

Comment le Virus Mpox à Madagascar se transmet-il ?

L’annonce de l’arrivée de la maladie sur la Grande Île transforme notre perception de la proximité. Ce qui frappe avec la Variole du singe, c’est qu’elle s’immisce dans l’intimité de nos échanges. Le danger ne rode pas seulement lors de rapports sexuels ou par le contact direct avec les plaies d’un malade. Il suffit parfois d’une respiration partagée : inhaler les gouttelettes projetées par la toux ou l’éternuement d’une personne infectée suffit à contracter le virus.

Comment se transmet la variole du singe ?
Comment se transmet la variole du singe ?

 

Quelles habitudes changer pour se protéger du variole du singe?

Face à cette réalité, nos interactions sociales doivent se réinventer pour garantir la sécurité de tous. Il ne s’agit pas de céder à la panique, mais d’adopter une nouvelle routine d’hygiène et de distanciation stricte :

  • Évitez impérativement les poignées de main et les bises pour se saluer.
  • Fuyez les endroits clos à forte densité humaine.
  • Lavez-vous les mains soigneusement au savon et nettoyez tout aliment avant consommation.
  • Portez un masque (cache-bouche) pour faire barrière aux postillons.
  • Consultez immédiatement un médecin dès l’apparition de signes suspects ou étranges sur la peau.
Quelles habitudes changer pour se protéger du variole du singe ?
Quelles habitudes changer pour se protéger du variole du singe ?

 

Quels sont les risques du Mpox à Madagascar ?

À Madagascar, le principal risque du Mpox réside dans sa propagation communautaire : la promiscuité dans certains quartiers, les contacts rapprochés au sein des familles et l’accès parfois tardif aux soins peuvent favoriser la diffusion du virus. Même si la maladie est souvent bénigne, elle peut devenir plus sérieuse chez les personnes vulnérables (enfants, personnes immunodéprimées), avec des complications possibles en cas de prise en charge tardive.

Le risque est toutefois maîtrisable : la variole du singe ou Mpox se transmet moins facilement que les maladies respiratoires, ses symptômes sont visibles et l’isolement des cas permet de casser les chaînes de transmission. Le danger majeur reste la désinformation et la négligence des consignes sanitaires, plus que la gravité intrinsèque de la maladie.

 

Vaccins et défis à venir du Mpox à Madagascar

L’espoir existe toutefois. Deux vaccins : Imvanex® en Europe et Jynneos® aux États‑Unis ; fabriqués par le laboratoire danois Bavarian Nordic offrent une protection contre le mpox. Ils sont destinés en priorité aux contacts proches des malades ou aux personnes fortement exposées. Les autorités malgaches envisagent de se rapprocher de ce laboratoire tout en attendant l’appui de l’Organisation mondiale de la santé, une démarche qui pourrait prendre du temps.

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Vidéo : Symptômes, transmission et prévention du mpox 

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