À l’origine du royaume Betsimisaraka, les peuples occupant la majeure partie du littoral oriental de Madagascar, depuis Mananjary jusqu’à Antalaha furent considérés comme Betsimisiraka. Cette désignation reflète la position géographique d’un ensemble de clans qui ont longtemps habité les plaines côtières et les estuaires sur la façade est de l’île. Au fil du temps et des études ethnographiques, les limites de cette appellation ont été affinées.
Une revision restreinte sur l’étude de la population de l’île rouge a permis de préciser l’identification des Betsimisaraka. Ainsi, ce dernier fait référence à la population du nord-est de Madagascar qui s’établit sur la longue et étroite bande côtière où se situe Tamatave.Cette bande littorale, humide et verdoyante, s’étend sur environ quatre cents kilomètres et comprend des villes importantes comme Toamasina (Tamatave), Mananjary, Vohémar et Antalaha.
Les Betsimisaraka (« ceux qui ne se séparent pas ») sont aujourd’hui le deuxième plus grand groupe ethnique malgache. Ils représentent environ quinze pour cent de la population de Madagascar et occupent une grande partie de la région littorale orientale. Leurs terres montent rapidement vers la forêt humide de la côte est. Cette région humide et fertile a influencé leur mode de vie, avec des cultures comme le riz, le manioc et le maïs brûlés et semés sur des parcelles fraîchement défrichées. La communauté parle un dialecte de la langue malgache, issue des langues austronésiennes.
Les premiers occupants étaient des clans indépendants, gouvernés par des chefs locaux. Le nom Betsimisaraka était initialement attribué à plusieurs peuples dispersés qui partageaient des caractéristiques culturelles et un territoire commun, mais ne formaient pas encore une entité politique unifiée. Cette pluralité et cette absence d’unité expliquent l’importance du mythe d’origine racontant comment des peuples « inséparables » se sont finalement regroupés.
La région côtière leur a permis d’entretenir des contacts précoces avec les navigateurs malgaches et étrangers. Dès le XVIIᵉ siècle, la côte orientale de Madagascar constitue une étape importante pour les navires portugais, arabes et anglais qui contournent le cap de Bonne‑Espérance. Des commerçants malais, arabes et swahilis côtoient les pêcheurs locaux, et des esclaves africains font parfois halte avant d’être emmenés dans les Mascareignes ou à La Réunion.

Histoire du royaume Betsimisaraka
La mémoire collective des Betsimisaraka rattache leur origine à un événement fondamental : la constitution d’un royaume unifié au début du XVIIIᵉ siècle. Le royaume du Betsimisaraka fut créé à partir du 17e siècle sous l’influence de pirates européens opérant dans cette partie de l’île. Les côtes de Madagascar étaient alors des repaires pour les corsaires anglais et français qui fuyaient les Antilles et cherchaient des bases dans l’océan Indien. Chassés des Antilles, ces pirates s’établirent au tout début dans la baie d’Antongil et sur l’île de Sainte-Marie et firent souche peu à peu parmi les populations locales.
Ces aventuriers se mêlèrent aux femmes locales et donnèrent naissance à des enfants métis, les zana‑malata (descendants de Malata), qui formeront une élite charnière entre les cultures européenne et malgache. L’influence européenne se lit encore aujourd’hui dans des genres musicaux tels que la valse (valse) et le basesa, interprétés à l’accordéon lors des cérémonies de tromba. Les historiens anglais et américains rapportent qu’au tournant du XVIIIᵉ siècle, les pirates d’origines variées profitent d’une « zone de non‑droit » sur l’île pour bâtir des communautés libertaires. Dans ce contexte, certains auteurs évoquent la légendaire république de Libertalia, fondée par des pirates et des métis « Zanamalata »
D’ailleurs, les Zanamalata qui furent à l’origine de l’éphémère république pirate Libertalia étaient des descendants de ces pirates. Le noyau formant l’ethnie du Betsimisaraka fut dénommé jusqu’au début du 18e siècle Antatsimo.
L’émergence de Ratsimilaho et l’unification
Pendant que l’influence des étrangers s’affirme sur les côtes, la société locale demeure fragmentée. Les clans de l’est, tels que les Anteva, les Varimo et les Tsikoa, se livrent régulièrement des guerres et des pillages. Les Européens profitent de ces rivalités pour vendre des armes et s’approvisionner en esclaves. Dans ce contexte troublé, un leader métis charismatique apparaît. Afin de s’assurer de l’unification du royaume Betsimisaraka, un chef local dénommé Ratsimilaho décida de rassembler les Zanamalata non inclus dans la création de Libertalia.
Ratsimilaho serait le fils du pirate anglais Thomas White et de Rahena, une princesse de la lignée Zafindramizoa. Il a grandi à Foulpointe et a été élevé dans les deux cultures. Aux alentours de 1710, il parvient, après plusieurs tentatives, à unir les peuples de la côte nord‑est et à repousser les attaques d’un chef rival nommé Ramanano. Fort de cette victoire, il se proclame roi sous le nom de Ramaromanompo (« celui que beaucoup servent »). Pour renforcer son autorité, il conclut une alliance de sang avec les chefs Antavaratra et scelle l’unité par des mariages politiques.

Il fonda par la suite le royaume de Betsimisaraka et prit comme allié les Sakalava. Les Sakalava, peuple de la côte ouest, gouvernent alors un empire puissant sous la dynastie Maroserana. En s’alliant avec eux, le royaume Betsimisaraka acquiert une légitimité et un soutien militaire. Les deux royaumes organisent des expéditions maritimes qui pillent les îles Comores et s’emparent d’esclaves. Les Comoriens capturés sont intégrés à la société betsimisaraka, et certains clans actuels revendiquent une ascendance comorienne.
Organisation politique et économique du royaume Betsimisaraka sous Ratsimilaho
Le royaume nouvellement constitué s’étendait sur plus de 321 kilomètres de côtes. Ratsimilaho règne pendant environ cinquante ans et établit un sentiment d’identité commune et de stabilité. Il désigne des chefs (tangalamena) pour administrer les villages et institue un système de tankỳ (chefferies) où chaque lignage détient un tombeau principal (lônjobe) et un ensemble de fady (tabous).
Sur le plan économique, le règne de Ratsimilaho fut particulier pour le royaume Betsimisaraka, car ce roi a su structurer sa région afin de la rendre prospère sur le plan agricole et commercial. Il encourage la culture du riz irrigué, du manioc et du maïs. Les champs sont ouverts par tavy, une technique de brûlis qui enrichit temporairement le sol avec des cendres. Il favorise aussi la mise en place d’une flotte marchande en bois et la construction de grands pirogues.
Encourageant la culture du riz, Ratsimilaho s’efforça également de libéraliser le commerce afin de favoriser les initiatives personnelles pour le développement du royaume. Il ouvre les ports à la navigation étrangère, autorise les marchands Arabes et Swahilis à accoster et impose des droits de douane pour financer l’armée. Des témoignages indiquent qu’il importe des armes en échange d’épices, de riz et de bois précieux. Ainsi n’hésita-t-il pas à ouvrir les ports Betsimisaraka aux indigènes, aux traitants étrangers et aux Malata.
La désintégration du royaume Betsimisaraka et la conquête merina
Après la mort de Ratsimilaho en 1750, la confédération commence une désintégration rapide. Son fils et sa veuve n’arrivent pas à maintenir l’unité, et des rivalités entre chefs locaux apparaissent. Les Varimo se rebellent contre l’autorité centrale, et les Tsikoa se rendent autonomes. La fragilité du royaume attire la convoitise des puissances voisines. Dans les hauts plateaux, la monarchie Imerina est renforcée par le roi Andrianampoinimerina (1787‑1810) et son fils Radama I. Les Merina sont armés par les Britanniques, qui souhaitent contrer les Français. En 1817, Radama I capture la ville de Tamatave et lance chaque année des expéditions contre les peuples côtiers. Ses armées conquièrent progressivement toute la côte Est et imposent la suzeraineté merina. La domination merina dure jusqu’à l’arrivée des Français à la fin du XIXᵉ siècle.
Sous la colonisation française (1896‑1960), les administrateurs s’efforcent de moderniser la côte Est et d’introduire des cultures de rente comme la vanille, le café, le girofle et l’ylang‑ylang. Les colons recrutent des travailleurs locaux sur de grandes plantations et encouragent la scolarisation des enfants betsimisaraka. Après l’indépendance en 1960, la communauté continue de cultiver ces produits d’exportation, qui demeurent un pilier économique au XXIᵉ siècle.
Économie, agriculture et subsistance des Betsimisaraka
La région de la côte Est se distingue par ses sols fertiles, ses vallées alluviales et son climat tropical humide. Les Betsimisaraka pratiquent traditionnellement l’agriculture sur brûlis, connue localement sous le nom de tavy. Cette technique consiste à couper et brûler les arbres d’une parcelle forestière afin d’enrichir temporairement le sol avec des cendres, puis à semer du riz pluvial. Bien que controversée en raison de l’érosion et de la déforestation qu’elle provoque, cette méthode a permis aux paysans de garantir une production suffisante de riz dans un environnement forestier dense.
Le riz reste le principal aliment de base et la culture la plus vénérée. Le cycle agricole commence en octobre par la préparation des champs, la plantation se fait en novembre et la récolte a lieu en mai. Les mois de juin à septembre sont consacrés au culte des ancêtres et aux grandes cérémonies.
Outre le riz, les Betsimisaraka cultivent le manioc, les patates douces, le taro, les haricots, les arachides et diverses plantes à tubercules. Des fruits tropicaux comme les bananes, mangues, litchis, avocats, ananas et oranges abondent. La culture de la cane à sucre permet de produire localement du betsa, une bière de sucre fermenté, et du toaka, un rhum artisanal. La pêche en eau douce et en mer fournit des crabes, des crevettes, des poissons, des petits hérissons et des lamproies. Certaines familles élèvent des porcs, des zébus ou des volailles, bien que l’élevage reste limité.
Le commerce du vanilla planifolia est particulièrement lucratif : Madagascar fournit plus de 80 % du marché mondial de la vanille et d’autres épices comme le girofle et l’ylang‑ylang. Les fonds de vallée produisent du café, du giroflier et du cacao destinés à l’exportation. Des gisements d’or, de grenats et d’autres pierres précieuses se trouvent dans la région et sont exploités par des artisans.
Durant la colonisation française, de vastes plantations de café, canne à sucre, vanille et clous de girofle sont créées. Les colons introduisent également des infrastructures ferroviaires et des centres urbains pour transformer et exporter ces produits. La construction d’un port moderne à Toamasina favorise le commerce. Cette économie dirigée par les colons profite peu aux villageois, qui travaillent souvent comme ouvriers agricoles ou pêcheurs. Après l’indépendance, l’État malgache nationalise les entreprises, mais la pauvreté demeure élevée et les infrastructures restent déficientes.
Dans les villages betsimisaraka, les activités économiques reposent aussi sur la coopération communautaire. Les travaux des champs sont souvent réalisés collectivement, dans un esprit de firaisankina (entraide), qui découle du principe malgache de fihavanana (solidarité).
Les jeunes hommes aident à labourer ou à construire, tandis que les femmes s’occupent des semences et des récoltes. Le troc reste courant, en particulier dans les zones rurales éloignées des marchés. L’exploitation artisanale de l’or et du grenat procure un revenu complémentaire. Les terres forestières fournissent du bois pour la construction de maisons sur pilotis (trano falafa) et des fibres de raphia qui servent à tisser des nattes et des vêtements.

Société, culture et traditions du royaume Betsimisaraka
Le royaume betsimisaraka repose sur des structures claniques dirigées par des tankỳ, des chefferies dont les membres partagent un ancêtre commun et vénèrent un tombeau principal. Les descendants d’un même ancêtre se reconnaissent à leur lônjobe, tombeau collectif situé en forêt, et se réunissent lors des cérémonies communautaires. La transmission du pouvoir se fait par lignage, mais l’autorité effective dépend du prestige, de la richesse et de la capacité à maintenir l’harmonie au sein du groupe.
Chaque lignée possède ses fady (tabous) qui définissent les interdits alimentaires, les gestes à proscrire ou les mots à ne pas prononcer. Par exemple, certains clans interdisent la consommation de crocodile ou d’anguille, tandis que d’autres prohibent le port de chaussures pour les fils tant que leur père est vivant. Une ancienne règle prescrivait de changer de vocabulaire après la mort d’un chef : ses noms et certains mots qui les composaient devaient être remplacés pour ne pas perturber son esprit.
Rôles et rapports de genre dans le royaume Betsimisaraka
La société betsimisaraka est patriarcale, mais les femmes jouent un rôle central dans le foyer et l’économie. Les hommes sont responsables du labour, de la pêche, de la construction des maisons et des débats publics. Les femmes cultivent les jardins, désherbent les rizières, récoltent et transforment le riz, portent l’eau et préparent les repas. Elles tissent des nattes et des paniers à partir du raphia et fabriquent des vêtements. Dans les villages, les femmes portent souvent le lambahoany (pagne long coloré) et se protègent le visage du soleil avec de la masonjoany, une pâte d’argile et de poudre de bois.
Les hommes portent parfois le même tissu ou des shorts et des chemises. Bien que le mari soit le chef de famille, la femme gère les finances domestiques et les décisions concernant les enfants. En cas de divorce, les biens sont répartis équitablement, ce qui contraste avec les coutumes des Hautes Terres.
Vie quotidienne et habitat des Betsimisaraka
Dans les campagnes, la population vit dans des trano falafa, maisons en bois et en feuilles de palmier élevées sur pilotis pour se protéger de l’humidité. Les villages sont construits sur des crêtes ou des collines afin d’éviter les inondations et de surveiller l’arrivée des étrangers. Les habitations comprennent souvent une pièce commune et un grenier où l’on stocke le riz.

La vie est rythmée par les saisons agricoles : préparation des champs en octobre, repiquage en décembre, récolte en mai, fêtes et cérémonies pendant l’hiver austral. Les loisirs incluent la danse, les jeux de lutte, les compétitions de course en pirogue et les soirées de conte et de musique. La basesa, musique de tromba lente accompagnée d’accordéon et de kaiamba, est au cœur des rituels de possession. À côté de cette musique sacrée, la valse malgache, d’origine européenne, est interprétée lors des mariages et des fêtes.
Croyances, ancêtres et fady des Betsimisaraka
Le respect des razana (ancêtres) est la pierre angulaire de la culture betsimisaraka. Les ancêtres sont considérés comme des protecteurs qui continuent d’intervenir dans la vie quotidienne. Le tangalamena, officier du culte, dirige les rites et veille au respect des tabous. Les cérémonies de famadihana ou tsaboraha consistent à retirer les ossements des tombes, à les purifier et à les réenvelopper dans de nouveaux linceuls tout en chantant et dansant. Ces fêtes renforcent les liens familiaux et rappellent que la mort est une transition. Le joro, quant à lui, est une offrande rituelle à un ancêtre spécifique pour obtenir sa bénédiction.
La croyance dans les esprits et les forces surnaturelles est très présente. Les tromba sont des cérémonies de possession au cours desquelles les esprits des ancêtres entrent dans le corps d’un médium, généralement une femme, pour guider la communauté. Ces cérémonies sont accompagnées de chants, de danses et de musique basesa. Les Betsimisaraka croient aussi en des créatures comme les angatra (fantômes), les zazavavy an‑drano (sirènes) et les kalanoro (esprits malicieux). Ils placent des amulettes près des rivières pour se protéger des crocodiles, qu’ils considèrent comme sacrés et dangereux, et leur offrent des offrandes de viande et de riz.
Parmi les fady les plus connus, il est interdit de tuer ou de consommer des lémuriens, car leurs corps sont perçus comme l’habitacle des esprits des ancêtres. Les légendes racontent qu’un lémurien sauva jadis la vie d’un ancêtre betsimisaraka et que, depuis, l’animal est protégé par le clan. Des histoires similaires parlent d’un groupe poursuivi par des ennemis qui se serait réfugié dans la forêt et aurait été sauvé par des lémuriens aux yeux brillants, qui effrayèrent les poursuivants. Certains villages ont un fady qui interdit aux hommes de saluer leurs sœurs ou d’entrer dans la maison pendant l’accouchement pour préserver la pureté.
Naissance, mariage et funérailles dans le royaume Betsimisaraka
Les rites de naissance sont entourés de nombreux tabous. Avant l’accouchement, la mère est isolée dans une petite maison appelée komby. Les feuilles sur lesquelles elle mange et les déchets du nouveau‑né sont gardés pendant sept jours puis brûlés. Les cendres sont ensuite appliquées sur le front et les joues de la mère et du bébé et doivent être portées sept jours. Quinze jours après la naissance, la famille effectue un bain rituel avec de l’eau parfumée aux feuilles de citron (ranom‑boahangy).
Les cérémonies de mariage se déroulent en plusieurs étapes : négociation de la dot, bénédiction des ancêtres et repas communautaire. Les mariages mixtes entre Betsimisaraka et étrangers ont été fréquents depuis l’époque des pirates, ce qui explique la diversité génétique et culturelle de la région.
Les funérailles varient selon les sous‑groupes mais comportent souvent une période de deuil de deux à quatre mois. Dans certaines communautés du nord, les corps sont placés sous des abris en plein air, tandis qu’au sud on utilise des tombeaux en pierre. Les femmes en deuil défont leurs tresses et arrêtent de porter l’akanjo (bandeau), tandis que les hommes retirent leurs chapeaux.
Langue et arts
Le dialecte du royaume Betsimisaraka appartient au groupe malayo‑polynésien et se caractérise par des intonations chantantes. Les conteurs transmettent oralement des récits historiques et mythologiques, tels que l’arrivée de Ratsimilaho, les batailles contre les Comoriens ou les exploits de héros légendaires. La littérature orale inclut aussi des proverbes (ohabolana) qui enseignent le respect, l’humilité et l’harmonie.
L’artisanat se base sur les ressources locales : fibres de raphia pour tisser des sacs, nattes et chapeaux, vannerie en palmier, instruments de musique comme le valiha (cithare en bambou). Les danseurs portent des jupes en fibres et des colliers de perles lors des fêtes. Le style musical basesa, qui accompagne les tromba, se distingue par une rythmique lente et des pas lourds. À l’inverse, la valse malgache s’inspire du répertoire européen et se joue sur des tempos plus rapides.

Betsimisaraka : relations extérieures, marins et pirates
Les Betsimisaraka sont historiquement connus comme des navigateurs hors pair, capables de manœuvrer de grands canoës pouvant accueillir plusieurs dizaines d’hommes. Au XVIIIᵉ siècle, leurs flottes sillonnaient l’océan Indien et participaient à des raids contre les îles Comores et les navires marchands européens. Des récits anglais décrivent des attaques de centaines de pirogues betsimisaraka qui se regroupent et prennent d’assaut les villes comoriennes, ramenant des captifs et du butin. Les marins betsimisaraka embarquent aussi comme matelots sur des navires européens, grâce à leur expérience des courants et des vents de l’océan Indien.