L’histoire que je m’apprête à vous livrer remonte à l’année 2017. Elle prend racine dans une région isolée, difficile d’accès, située précisément dans la localité de BEKILY BEGIDRO Masekampy à Miandrivazo. Je présente d’avance mes excuses à ceux qui sont originaires de cette terre ou qui appartiennent aux clans que je vais évoquer. Mon intention n’est pas de choquer ni de stigmatiser, mais de raconter ce que mes yeux ont vu et ce que mon corps a ressenti. Il y a des vérités dans la brousse qui dépassent l’entendement, et certaines histoires, si elles étaient portées devant un tribunal, conduiraient probablement à la prison. Mais ici, c’est la loi de la survie qui prime.
Nous étions partis à la recherche du « menabato » (huile de cinabre ou mercure), une substance mythique qui alimente tant de fantasmes et de trafics à Madagascar. J’avais déjà une expérience dans ce domaine, ayant été envoyé en 2016 par mon patron pour effectuer des tests de mercure dans la région du Bemaraha. Cette première mission n’avait pas abouti, mais l’appel de l’Ouest a résonné à nouveau. Ce récit est celui de notre retour, une descente aux enfers géographique et mystique au cœur de Masekampy.
La préparation mystique : Avant l’entrée dans la zone rouge
Notre point de chute initial était un petit hameau nommé Manambinà Marolefo, où résidait le frère aîné de ma mère. C’est là que l’attente a commencé. Après avoir dormi sur place, notre contact nous a appelés au petit matin : le programme avait changé, il fallait se préparer pour une expédition plus lointaine.
Dans ces contrées, la logistique matérielle ne suffit pas. Lorsqu’on touche au mercure ou que l’on s’aventure en zone rouge, la préparation spirituelle est une question de vie ou de mort. Nous étions accompagnés d’un « Ombiasy » (devin et guérisseur traditionnel). Bien que je sois de nature sceptique, ne suivant ces rituels que pour ne pas offenser, j’ai dû me plier aux exigences locales.
L’Ombiasy a consulté son « Sikidy » (graines divinatoires). Le diagnostic est tombé : la marchandise existait bel et bien, et il n’y aurait aucun problème pour la récupérer, à une condition stricte : effectuer un sacrifice.
Nous avons donc procédé à toute la panoplie des rites nécessaires :
- Le « Joro » : invocation des ancêtres pour demander leur bénédiction.
- L’alignement des destins pour harmoniser les énergies du groupe.
- Le respect scrupuleux des interdits (« fady ») avant le départ.
Une fois les feux verts invisibles obtenus, nous avons pris la route, laissant derrière nous la sécurité relative de Manambinà pour nous enfoncer vers Bekily Begidro Masekampy à Miandrivazo.
La traversée de la forêt des interdits
Le voyage a véritablement basculé lorsque nous avons atteint les hauteurs du Bemaraha. L’atmosphère s’est alourdie. J’avais cette sensation persistante d’être observé depuis les profondeurs de la végétation, comme si des yeux invisibles scrutaient notre progression. Je gardais le silence, ne voulant pas alarmer mes compagnons.
Mon oncle, que j’appellerai « Tonton », a proposé de s’arrêter pour cuisiner et manger avant d’attaquer la grande montée. La réaction de l’Ombiasy fut immédiate et tranchante :
« C’est un endroit où il est interdit de s’arrêter. Le simple fait que nous puissions passer ici est déjà une chance inouïe. »
Affamé, j’ai dû obéir. Nous sommes entrés dans une forêt immense, s’étendant sur environ 25 kilomètres. Dès l’orée du bois, l’Ombiasy nous a dicté les règles de survie spirituelle. Ce n’étaient pas des conseils, mais des ordres.
Les lois immuables de la forêt
Dans cette zone proche de Bekily Begidro Masekampy, la forêt a ses propres codes. Si vous êtes un étranger, la moindre infraction peut vous coûter la vie, ou pire, votre âme.
- L’interdit de la langue :Il est strictement interdit de parler une autre langue ou un autre dialecte que le vôtre. Si vous êtes Merina, vous ne devez parler que Merina. L’Ombiasy nous a raconté l’histoire glaçante de trois hommes venus de Diego-Suarez pour chercher du bois de construction. Ils ont eu le malheur de s’exprimer en dialecte Bara à l’intérieur de la forêt. Résultat : ils ne sont jamais ressortis. L’un est mort, les deux autres errent encore, prisonniers invisibles de ces bois. Cette histoire, confirmée par mon oncle, a fini de me glacer le sang.
- L’interdit des fluides :Il est formellement interdit de cracher par terre. Si l’envie vous prend, vous devez ravaler votre salive.
- L’interdit du bruit et de la vie :Interdiction de siffler. Interdiction d’allumer du feu. Interdiction absolue de tuer un animal, fût-ce un simple moustique.
La peur s’est installée en moi. Moi qui suis d’habitude bavard et plaisantin, je suis devenu muet comme une carpe, terrifié à l’idée de prononcer un mot de travers. La forêt regorgeait de ressources : des arbres fruitiers, des pêches sauvages (sans fleurs), mais nous nous sommes contentés de nous gaver de fruits sauvages pour calmer notre faim jusqu’à la sortie, vers 16 heures.

Rencontre sous haute tension avec les Dahalo
À la sortie de cette forêt oppressante, alors que nous étions au milieu de nulle part, l’environnement sonore a changé. J’ai entendu des voix, des conversations animées, comme si une radio jouait au loin. Je n’ai rien dit. C’est mon oncle qui a craqué le premier. Se plaignant de violentes douleurs à l’estomac, il a déclaré ne plus pouvoir avancer et vouloir rejoindre ce « village » que l’on entendait pour s’y reposer.
Nous avons marché vers le bruit. Ce n’était pas un village, mais un campement camouflé. Les habitations étaient des huttes en paille, dissimulées dans la végétation, typiques des camps de repli dans la brousse. Nous avons profité de l’hospitalité relative du lieu pour cuisiner. Une fois le ventre plein, j’ai supplié pour dormir sur place, ma cheville me faisant souffrir le martyre.
La réponse de mon oncle fut brutale :
« Nous devons partir, quitte à ce qu’on te porte sur un brancard. Si tu restes ici la nuit, tu es mort. »
J’ai compris qu’il y avait une urgence vitale. Nous avons repris la route. Plus tard, il m’avouera que son mal de ventre n’était qu’un prétexte : son instinct lui hurlait de fuir cet endroit avant la nuit.
« AKORY RY AGNÔ » : Le langage des armes
Nous avons continué notre marche forcée sous un soleil de plomb, presque déshydratés, l’eau étant rare et souvent impropre à la consommation. Après avoir traversé une nouvelle zone boisée offrant une vue sur la rivière Mahajilo, nous avons aperçu des lémuriens, ce qui a distrait mon attention quelques instants.
Mais soudain, en approchant de la sortie du bois, j’ai vu une silhouette humaine nous épier, cachée derrière un talus. J’ai donné l’alerte.
Instantanément, tout le monde s’est jeté au sol. Mon oncle s’est moqué de ma lenteur à réagir. L’Ombiasy a localisé l’individu et a lancé l’appel rituel de la brousse :
« AKORY RY AGNÔ ! » (Salutations, les gars !)
Silence. Il a répété l’appel.
La réponse fut un coup de feu.
Le claquement sec de la détonation a figé le temps. J’ai immédiatement sorti mon fusil, un calibre 12 que je gardais dans mon sac à dos. L’Ombiasy m’a ordonné d’attendre, mais mon oncle, paniqué, hurlait : « Tire dès qu’ils bougent ! »
Un deuxième coup de feu a retenti. Nous avons rampé pour nous abriter derrière un arbre tombé.
L’Ombiasy a crié de nouveau : « AKORY RY AGNÔ ! »
Encore un tir.
Finalement, l’un des jeunes guides qui nous accompagnait a suggéré de riposter pour tester leur réaction. J’ai tiré un coup de semonce.
Un silence pesant s’est installé. On s’écoutait respirer.
Puis, une voix s’est élevée de l’autre côté :
« TSY MANAHY AVAO RY AGNÔ » (Pas de mal, les gars, tout va bien).
Les hommes sont sortis de leur cachette. C’est là que nous avons réalisé l’ampleur du danger évité. Ce n’étaient pas de simples villageois, mais une troupe de Dahalo (bandits de grand chemin) en pleine mission. Ils convoyaient un troupeau de plus de 100 zébus volés, cachés tout autour de nous.
Le festin avec les loups
L’un des zébus, blessé, gisait mort sur le côté.
« On en a fait notre repas », m’a dit l’un des bandits.
L’ambiance s’est détendue de manière surréaliste. Ces hommes, qui nous tiraient dessus quelques minutes plus tôt, ont commencé à dépecer la bête. L’un des jeunes bandits m’a conseillé discrètement :
« Range ton fusil, cache-le bien. Si les autres le voient, ils te tueront pour le prendre. »
J’ai obéi. Nous avons partagé des brochettes de viande avec eux, discutant comme de vieux amis. J’ai même été réprimandé par les bandits pour les avoir trop observés avant la fusillade ; ils m’ont menacé de me tirer dessus si je parlais trop.
Au moment de partir, deux d’entre eux nous ont escortés jusqu’à une grande rivière infestée de crocodiles. Ils ont versé une potion dans l’eau avant que nous ne traversions, un rituel pour apaiser les sauriens. Nous étions vivants, mais nous nous enfoncions toujours plus loin dans l’inconnu.

L’arnaque au mercure : Illusions perdues
Nous avons continué notre route à travers des paysages magnifiques mais tragiques, traversant des zones riches en bois précieux (palissandre et bois de rose), témoins du pillage des ressources naturelles. La nuit tombait. Il était interdit d’allumer nos lampes torches pour ne pas attirer l’attention. Nous devions contourner chaque village, ne jamais traverser les zones habitées.
Arrivés à proximité de la destination finale, une vision inquiétante nous a stoppés : de nombreuses lumières encerclaient le hameau. Craignant une embuscade, nous n’osions pas avancer. Nos deux jeunes accompagnateurs ont alors fait appel à un « tromba » (possession spirituelle) pour sonder les lieux. Rassurés par les esprits, nous avons fini par entrer.
L’accueil fut étrange. Il était 22 heures passées. Alors que nous mangions, l’Ombiasy est sorti de la maison et est resté dehors un long moment. J’ai demandé où il était passé, car son repas refroidissait. Mon oncle m’a fait signe de me taire et de dormir.
Le lendemain, j’apprendrais la vérité : l’Ombiasy effectuait des rituels de sorcellerie à l’extérieur. Il nous avait « bloqués » avec des amulettes pour nous empêcher de bouger pendant notre sommeil. Cette nuit-là, j’ai ressenti à trois reprises une oppression thoracique terrible, comme si un poids écrasait ma poitrine.
La mécanique de l’escroquerie
Le lendemain, les négociations ont commencé avec le supposé propriétaire de la marchandise. Je comprenais parfaitement leur dialecte, mais les codes m’échappaient. Tout semblait orchestré :
- Le sacrifice : Ils ont exigé 15 000 Ariary pour un « joro » (rituel). Nous avons payé.
- L’avance : Ils ont demandé 1 000 000 d’Ariary d’avance. Nous avons payé.
- La logistique : Il fallait acheter 7 mesures de riz supplémentaires pour les « invités » (les esprits) et de l’alcool. Nous avons payé.
Un homme est parti chercher la marchandise à 2 heures du matin. Il n’est revenu que vers 9 heures le lendemain, prétextant une longue marche. Le piège s’est refermé : interdiction formelle d’ouvrir le colis sur place. Le rituel imposait de transporter la marchandise scellée jusqu’à Manambinà avant de pouvoir la vérifier. Aveuglés par l’appât du gain, nous avons accepté.
Sur le chemin du retour, l’attitude de l’Ombiasy a changé. Il avait donné toutes ses affaires (téléphone, sandales, vêtements) aux villageois, rentrant pieds nus et sans bagages.
Une fois loin du village, au niveau de la montagne, le doute m’a assailli. J’ai eu l’impression que nous sortions d’une hypnose collective.
J’ai craqué.
« Arrêtons-nous. Je veux manger, et je veux voir ce qu’il y a dans ce paquet. »
L’Ombiasy a insisté pour continuer, mais j’ai forcé la pause près d’un ruisseau. Malgré l’interdit, j’ai ouvert la protection artisanale du colis.
À l’intérieur, il n’y avait rien.
Ou plutôt si : de la boue. Juste de la boue lourde et inutile.
Pas de mercure, pas de fortune. Juste une escroquerie magistrale.
Dévastés, nous n’avons rien dit à l’Ombiasy sur notre découverte. Nous avons refermé le paquet et l’avons obligé à le porter. C’était sa punition : porter le poids de son mensonge et de la boue sur des kilomètres.
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La nuit des esprits : Lolovokatra et possession
Le retour fut un calvaire bien pire que l’aller. La nuit nous a surpris alors que nous n’avions pas parcouru la moitié du chemin. L’ambiance était électrique : les accompagnateurs ont failli s’entretuer à coups de couteau pour des futilités, s’invectivant copieusement.
Nous avons dû contourner la petite forêt où nous avions croisé les Dahalo, car comme l’a dit le jeune guide : « On ne plaisante pas avec eux la nuit. »
C’est en marchant dans l’obscurité que l’horreur surnaturelle a commencé.
Je sentais des frissons constants parcourir mon corps. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. L’Ombiasy marchait derrière moi.
« Ne te retourne pas, regarde devant toi, sinon tu verras ce qu’il ne faut pas voir », a-t-il murmuré.
Mais la lune éclairait son ombre. Je voyais sa silhouette gesticuler étrangement. Il était en train de « travailler », en pleine transe sorcière.
Poussé par la curiosité et la peur, j’ai jeté un coup d’œil par-dessus mon épaule.
Ce que j’ai vu m’a coupé les jambes. Son visage était déformé, hideux, et ses yeux brillaient d’un rouge intense, comme des braises incandescentes.
Mes genoux ont lâché. Impossible de faire un pas de plus. Je suis tombé, rampant au sol. Le jeune guide m’a saisi par mes vêtements :
« Tiens bon, prends ces deux bâtons pour t’aider à marcher, je vais t’aider. »
J’ai continué à avancer péniblement, soutenu par la peur. Plus loin, l’Ombiasy avait disparu de la file, pour réapparaître soudainement, assis près d’un ruisseau, redevenu « normal » mais riant d’un rire inquiétant.
Les marcheurs qui n’existent pas
La suite de la marche fut une hallucination collective ou une réalité paranormale. Sur le sentier devant nous, je voyais des gens.
- Une femme portant un bébé.
- Deux hommes marchant côte à côte.
- Un groupe de trois personnes.
Le problème ? Ils ne marchaient pas vraiment. Ils semblaient flotter au-dessus du sol. Je les voyais au loin, mais dès que nous arrivions à une dizaine de mètres d’eux, ils s’évaporaient. Disparus.
Cela a duré une heure. Je n’osais rien dire, pensant devenir fou.
Derrière moi, l’Ombiasy et le jeune guide chuchotaient :
– « Est-ce qu’ils répondent ? »
– « Oui, c’est déjà fait. »
Je ne comprenais pas leur jargon, mais je savais que nous n’étions pas seuls.
Plus tard, en arrivant à Manambinà, j’apprendrais la vérité. Ces apparitions étaient des « lolovokatra » (revenants ou esprits errants). Dans cette région de Bekily Begidro Masekampy, ils accompagnent les voyageurs nocturnes. Si on les ignore, ils passent. Si on leur parle ou qu’on les poursuit, ils se transforment et attaquent, mordant leurs victimes et suçant leur sang. Mon ignorance et mon silence m’ont sauvé la vie ce soir-là.
Perdus dans la forêt de gaz : La rencontre avec le tueur
L’épreuve n’était pas finie. Nous sommes entrés dans une nouvelle forêt, peuplée d’arbres. L’air y était irrespirable, saturé d’une odeur de gaz et de pourriture. L’Ombiasy nous a prévenus :
« Si on reste trop longtemps ici, le gaz va nous rendre mous, on ne pourra plus bouger. »
La faim me tordait le ventre. Je délirais presque. J’entendais des bruits de fête, de radio, des enfants qui jouaient… Je voulais aller vers ces bruits, persuadé qu’il y avait un village. « Tais-toi, continue d’avancer. Ce que tu entends n’existe pas », répétait l’Ombiasy.
Nous avons erré pendant des heures. Les guides s’étaient perdus. Nous avons tourné en rond, sans repères, sans étoiles visibles. Finalement, nous avons aperçu un feu au loin.
Affamés, nous nous sommes approchés, espérant trouver de la nourriture.
Au moment d’entrer dans la clairière, j’ai vu une silhouette bouger. L’Ombiasy m’a poussé violemment : « Couche-toi ! »
Une lance a sifflé au-dessus de ma tête, touchant l’épaule du jeune guide qui me précédait.
Un homme immense, musclé, a surgi des arbres, brandissant une hache, menaçant de fendre le crâne de mon oncle.
Nous nous sommes mis à genoux, suppliant : « Nous sommes des voyageurs perdus, nous avons faim, ne nous tuez pas ! »
L’homme a hésité, puis a sifflé.
Soudain, cinq autres hommes, deux femmes et un enfant sont sortis des broussailles.
Ce n’étaient pas de simples villageois. L’homme qui avait failli nous tuer était un bandit recherché dans toute la région pour avoir décapité cinq personnes lors d’une attaque récente à Manambinà.
Et pourtant, c’est ce meurtrier qui nous a sauvés. Il nous a nourris de taro sauvage et a accepté, contre 50 000 Ariary, de nous guider hors de la forêt.
Il nous a remis sur le bon chemin. Nous avions marché vers le sud alors que nous devions aller à l’est. Sans lui, nous serions morts d’épuisement dans ce labyrinthe végétal.

Conclusion : Le poids de la boue et du silence
Nous sommes arrivés à Manambinà à 2 heures du matin, exténués, incapables de tenir debout. L’Ombiasy a emporté son paquet de boue chez lui, et nous n’avons plus jamais reparlé de l’arnaque. Le lendemain, les langues se sont déliées sur les événements de la nuit : les esprits flottants, la possession, le danger de mort évité de justesse face au tueur à la hache.
Cette expédition à Bekily Begidro Masekampy m’a coûté de l’argent et beaucoup d’illusions. Mais elle m’a appris une leçon fondamentale : à Madagascar, il existe des mondes parallèles qui se côtoient. Celui des vivants, âpre et violent, régi par les Dahalo ; et celui des ombres, régi par les interdits et les esprits.
Si un jour vous décidez de vous aventurer là-bas pour chercher fortune, souvenez-vous de ceci : respectez les « fady », choisissez bien vos guides, et si vous croisez des gens qui flottent sur le chemin… continuez d’avancer, et surtout, ne posez aucune question.
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Gaël Rakotovao, ingénieur d’études et d’exploitation puis diplômé de l’École Supérieure Polytechnique d’Antananarivo et actuellement CTO chez Mada Creative Agency, est également photographe passionné spécialisé dans les paysages, la culture et la cuisine malgache. Il cumule plus de 15 ans d’expérience en marketing digital, SEO, formation (SEO, photographie, crypto‑minage) et exerce aussi comme guide touristique certifié par le ministère du Tourisme autour de Madagascar.