Morondava Madagascar se trouve sur la RN 35 à 654 km de la capitale de Madagascar : Antananarivo. La ville est à environ 12 h de route. Morondava a pris la relève d’Andakabe qui fut autrefois la capitale du royaume prospère du Menabe en son emplacement actuel. C’est une ville touristique agréable et en pleine expansion. Les vacanciers se font nombreux chaque année.
La ville se trouve sur la Delta de Morondava dont le bras de sud est généralement à sec. Une municipalité dynamique ne cesse d’embellir la ville. Les boulevards extérieurs étaient rongés par la mer, mais des travaux importants (et fort couteux) semblent avoir donné les résultats escomptés. Ici le sol était instable : des plaines riches et fertiles sont maintenant inondées.
A voir et à faire à Morondava Madagascar
En arrivant à Morondava, on aborde le sud dont la flore apparaît. On a la possibilité de visiter la magnifique allée des baobabs qui se trouve à 15 km de la ville en se dirigeant vers Beroroka.
Le quai des goélettes est très pittoresque. De légers navires arrivent par les méandres du fleuve pour charger des maïs, des pois du Cap ou des arachides.
La plage de sable de Kimony est très belle. On rencontre également d’autres plages dans des sites polynésiens comme Belo-sur-Mer ou Ankevo.

Aux alentours de Morondava, on trouve des sujets sculptés en bois, des tombeaux Vezo et des tombeaux Sakalava. Les chauffeurs de taxis, de pousse-pousse ou de bajaj peuvent conduire les touristes vers ces lieux.
On peut également visiter les plantations de tabac, de sisal, de poids du cap, d’arachides, de riz, de manioc, de maïs, de coton et d’antaka (légumineuse proche du haricot).
Il y a également possibilité de faire un détour dans les sites suivants :
- L’usine de viande située à 12 km de la ville, dans la zone de Bemanonga.
- L’orangeraie de Bezezika qui se trouve à environ 33 km de la ville. Elle est constituée de citronniers, d’orangers et de pamplemousses.

La Route de Morondava : Un périple sous haute surveillance
Quitter Antananarivo pour Morondava, c’est accepter de voir le paysage se métamorphoser, passant des hauts plateaux à la chaleur écrasante des plaines de l’Ouest. L’itinéraire est clair, mais long : après Antsirabe, on traverse Mandoto, Miandrivazo, Malaimbady, puis Ankilizato avant d’atteindre enfin la côte.
Cependant, la route n’est pas un long fleuve tranquille. Il règne sur certains tronçons une atmosphère particulière, un mélange de liberté et de tension latente.
La règle d’or pour aller sur la route de Morondava: ne jamais être seul
L’aspect le plus critique de ce voyage concerne la sécurité routière, non pas uniquement à cause de l’état de la chaussée, mais en raison de l’insécurité. Le tronçon qui débute après Miandrivazo, et plus spécifiquement à partir d’Ambatolahy en direction de l’ouest, demande une prudence extrême.
Il est fortement déconseillé, voire dangereux, de s’aventurer seul sur ces routes, même en plein jour. La stratégie que j’ai adoptée, et qui est impérative pour tout voyageur, est celle de la caravane. On ne roule pas en solitaire ; on suit le mouvement de groupe, souvent dicté par les taxi-brousses qui connaissent le terrain. De même, l’envie de s’arrêter pour une photo ou une pause technique au milieu de nulle part doit être réprimée. Les arrêts doivent se faire exclusivement à proximité des villages habités. L’isolement est ici l’ennemi.
Mon conseil logistique : Si vous venez d’Antsirabe, partez à l’aube, très tôt le matin. L’objectif est double : éviter de rouler de nuit à l’approche de Morondava et pouvoir s’insérer naturellement dans une caravane de véhicules.
Choisir sa monture : Transport en commun ou véhicule privé ?
Pour ceux qui ne conduisent pas, l’offre de transport est variée, bien que les tarifs fluctuent selon la saison. J’ai noté trois options principales pour les taxi-brousses :
- L’option confort (Cotisse Transport) :Pour environ 70 000 Ar, c’est souvent le choix de la tranquillité d’esprit.
- L’alternative intermédiaire (Soatrans) :Le départ se fait à Anosy, derrière le Sénat, pour un tarif avoisinant les 60 000 Ar.
- L’option économique :Les taxi-brousses classiques, dont le prix tourne autour de 50 000 Ar.
Si vous optez pour votre propre véhicule ou une location, soyez intransigeant sur la mécanique. La route est longue et éprouvante pour les machines. Il existe des loueurs professionnels habitués à ce trajet qui proposent des forfaits adaptés ; c’est souvent un investissement judicieux pour éviter la panne au mauvais endroit.

L’arrivée à Morondava : s’adapter au rythme local
Une fois la poussière de la route retombée, Morondava s’offre à vous. L’atmosphère y est différente, plus languissante. Mais attention, le confort moderne y est parfois capricieux : préparez-vous psychologiquement aux délestages (coupures d’électricité), une réalité qu’il faut accepter avec philosophie.
Pour circuler en ville, oubliez votre voiture. Le charme local réside dans ses transports de proximité :
- Le Bajaj (Tuk-Tuk) :Rapide et omniprésent, la course en ville coûte généralement 2 000 Ar.
- Le Pousse-pousse :Plus lent, idéal pour observer la vie locale, le tarif varie entre 500 et 2 000 Ar selon la distance.
Côté vie nocturne, la ville propose des endroits pour se détendre une fois le soleil couché, mais comme sur la route, la prudence reste de mise. Il faut savoir choisir ses lieux de sortie et rester vigilant.
La ville de Morondava Madagascar
Morondava et l’appel de l’océan : Plages, Mythes et Interdits
Morondava, c’est aussi la mer. Mais attention, ici, on ne se jette pas à l’eau n’importe comment. La relation à l’océan est régie par des Fady (tabous) qu’il est nécessaire de respecter, autant pour sa sécurité physique que pour ne pas offenser les croyances locales.
Deux options s’offrent aux baigneurs :
- La plage de Nosy Kely :Située en ville même.
- La plage de Kimony :Plus sauvage, elle se trouve à environ 15 km de la ville.
Ce qu’il faut absolument savoir avant de se baigner
L’insouciance des vacances ne doit pas faire oublier les règles strictes. Que ce soit à Kimony ou à Nosy Kely, le porc et les bijoux en or sont strictement interdits (Fady).
À Nosy Kely spécifiquement, la vigilance est double. C’est une plage où les accidents sont fréquents. Un rituel de purification est d’ailleurs recommandé : il est préférable de se laver ou de prendre une douche avant même de toucher l’eau de mer. Ne tentez pas le diable en bravant ces interdits, les locaux vous le diront : on ne joue pas avec ces règles.
D’une manière générale, la surveillance des enfants doit être constante, le danger pouvant surgir rapidement.

L’Allée des Baobabs : Le géant au crépuscule
Impossible d’écrire sur Morondava sans évoquer sa cathédrale végétale. L’Allée des Baobabs se trouve un peu à l’écart de la ville. Dès que l’on quitte le goudron, la piste devient plus rustique, un peu abîmée, mais cela fait partie du pèlerinage.
C’est un lieu qui coupe le souffle, mais qui demande aussi un peu d’organisation.
Le conseil du routard : Prévoyez vos provisions avant de partir de Morondava. Sur le site touristique, les prix s’envolent, particulièrement pour l’eau minérale et la nourriture. Mieux vaut arriver avec son propre pique-nique pour profiter du coucher de soleil sans se soucier de la logistique.


Etudiant en Master II en biochimie, je suis passionné par les voyages et les technologies de l’information et de la communication. En dehors de mes études, je travaille en tant que rédacteur, traducteur et intégrateur. Je fais également un peu de community management.
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